Bonheur, Développement personnel

COMMENT ARRÊTER DE SE COMPARER

COMMENT ARRÊTER DE SE COMPARER
Comparez-vous vos réussites ou vos échecs à d’autres personnes ? Vous arrive-t-il de penser que les autres ont plus de chance ? Vous comparer aux autres est inévitable – c’est humain – mais c’est aussi, et surtout, une des meilleures recettes pour être malheureux.

« D’abord acceptez-vous vous-même.  Quand vous ne vous acceptez pas et que vous vous imaginez être quelqu’un d’autre, un conflit surgit entre ce que vous croyez être et ce que vous êtes vraiment. »
(Swami Prajnanpad)

Le jeu des comparaisons est aussi vieux que l’humanité. Qui n’y a jamais joué ? Probablement personne. Réfléchissez 2 minutes et voyez si vous vous êtes comparé à quelqu’un au cours des dernières 48 heures. Si c’est le cas – ce le sera probablement – pensez à ce que vous avez ressenti. Était-ce positif ou négatif ?

Les êtres humains ont un besoin fondamental de s’évaluer, de se définir, mais ils ne peuvent le faire de manière intrinsèque ou indépendante. Pour les grandes questions d’identité – qui suis-je ? – ils doivent regarder les autres.

Nous savons que nous avons besoin de nous comparer. Nous savons que nous avons tendance à nous comparer à des personnes qui nous ressemblent. N’est-ce pas simplement ainsi que nous sommes conçus ? Et n’avons-nous pas besoin de nous comparer aux autres pour savoir comment nous allons ? Sinon, pourquoi deviendrions-nous meilleurs ? Se comparer aux autres est-il vraiment si mauvais ?

Pour y répondre, il faut comprendre pourquoi nous nous comparons en premier lieu.

Auto-évaluation et auto-amélioration

Prenons l’exemple de la collègue au travail qui a le même âge, le même poste et des capacités similaires aux vôtres. Elle est une personne de référence idéale, car son niveau de compétence est comparable et atteignable, et parce qu’elle fait partie d’un groupe (votre entreprise) dont l’opinion compte pour vous.

En sa présence, vous vous demandez probablement comment vous vous situez. Présentez-vous aussi bien qu’elle ? Les gens se soucient-ils autant de vous que d’elle ? Derrière ces questions, les motivations diffèrent.

En comparant vos présentations, la motivation est, par exemple, d’évaluer la qualité objective de votre travail et de voir comment vous améliorer.

Dans ce scénario, votre collègue est un moyen de vous évaluer par rapport à une source de comparaison pertinente. C’est non seulement normal, mais essentiel.

Lorsque vous vous comparez à elle en tant que personne, la motivation change. Il s’agit ici de la prendre comme référence pour développer votre estime de soi.

Ce genre de comparaison donne souvent une vision très déformée de vous-même, car elle stimule artificiellement votre ego, vous faisant temporairement sentir supérieur aux autres.

Inversement, la comparaison peut aussi révéler vos vulnérabilités, vous exposant à des sentiments de colère, d’envie et de honte.

Ce qui nous ramène à notre question initiale : est-ce vraiment si mal de se comparer aux autres ?

La réponse est : cela dépend.

Dans une perspective d’auto-évaluation, il est naturel, sain et souvent très utile de se demander comment nous nous comparons. C’est même nécessaire.

Mais si nous nous comparons pour nous améliorer, ce processus peut rapidement devenir obsessionnel et toxique.

Le problème est que lorsque nous nous comparons, nous faisons souvent les deux simultanément, sans même nous en rendre compte.

La comparaison des idées

Lorsque nous nous comparons aux autres, nous comparons les idées que nous avons de nous-mêmes à d’autres personnes, puis nous utilisons nos observations pour valider ces idées préexistantes.

Ce qui revient à dire que vous ne vous êtes jamais vraiment comparé à une autre personne de toute votre vie. Vous n’avez fait que comparer votre idée de vous-même à une autre personne.

En outre, lorsque nous nous comparons à d’autres, nous nous comparons simplement à des versions d’autres personnes – les versions qu’elles choisissent de diffuser dans le monde.

Non seulement, vous comparez votre idée de vous-même à une autre personne, mais vous comparez votre idée de vous-même à l’idée qu’un autre a de lui-même.

Et comme cette personne compare également son idée d’elle-même à vous (et votre idée de vous-même), une grande partie de la vie n’est en réalité que des idées se comparant à d’autres idées.

(Pause pour prendre une aspirine)

Ensuite, lorsque nous nous comparons à d’autres personnes, nous ne faisons généralement que confirmer les idées que nous avons déjà sur nous-mêmes.

En d’autres termes, nous nous comparons à d’autres personnes pour vérifier les concepts de soi que nous détenons déjà, pas pour en développer de nouveaux ou précis.

Nous utilisons presque toujours ces observations pour confirmer que nous avons raison à propos des personnes que nous pensons être. Parce que si nous étions vraiment honnêtes à propos des données de comparaison que nous avons reçues, nous devrions réécrire tous nos modèles mentaux sur nous-mêmes et le monde.

Une personne convaincue qu’elle est la meilleure employée au monde devrait s’adapter à l’idée qu’elle a encore beaucoup à apprendre, à faire et à prouver. Une personne convaincue qu’elle ne trouvera jamais de partenaire devra s’adapter à l’idée qu’elle est utile, en contrôle et responsable de ses relations.

Pour la plupart d’entre nous, réécrire ces concepts fondamentaux de soi serait terrifiant. Nous continuons donc simplement à vérifier ceux que nous avons déjà, et nous ne nous en rendons même pas compte.

Ce qui est aussi assez drôle, si on y réfléchit 2 secondes. Nous passons tout ce temps à être obsédés par la façon dont nous nous comparons aux autres, mais dans de nombreux cas, nous avons déjà pris notre décision !

Donc, si vous comparer à d’autres vous rend malheureux, demandez-vous quelle est vraiment votre motivation.

Est-ce pour évaluer vos capacités et vos opinions ?

Est-ce pour améliorer votre perception de vous-même à propos de ces capacités et opinions ?

Ou est-ce pour vérifier les croyances que vous avez déjà sur ces capacités et ces opinions?

La comparaison malsaine

Nous l’avons vu, se comparer aux autres n’est pas une mauvaise chose en soi. C’est utile, par exemple, pour déterminer des améliorations à apporter dans votre vie ou dans l’évolution d’un projet.

Cela vous aide aussi à atteindre vos objectifs et à ne pas vous contenter de la médiocrité. Ressentir une envie peut vous mettre en contact avec vos désirs profonds.

Faire des comparaisons est l’un des moyens les plus efficaces d’évaluer les progrès accomplis. Par exemple, il peut être judicieux de comparer votre salaire à celui d’autres personnes occupant des postes similaires. Sans ces points de comparaison, vous ne pouvez pas savoir si vous êtes payé ce que vous valez.

Bien entendu, l’argument contraire est que tant que vous gagnez assez d’argent pour bien vivre, il est injustifié de comparer. Cependant, utiliser les données pour prendre des décisions plus intelligentes est pertinent – et les comparaisons sont un élément clé du processus.

La comparaison devient malsaine lorsqu’elle dicte votre état d’esprit et les directions à prendre. Ou lorsqu’elle vous obsède et vous empêche de devenir une meilleure version de vous-même.

En vous comparant aux autres, vous constatez que vous vous adressez également à eux pour obtenir leur approbation. Cela évacue tout sens de soi et ne vous permet jamais de savoir qui vous êtes et ce que vous voulez vraiment.

La comparaison alimente les insécurités : le sentiment de ne pas être assez bon, de toujours avoir besoin de l’approbation des autres, d’inadéquation, d’envie et de ressentiment envers le succès d’autrui.

Vous ne pouvez jamais vous sentir assez bien si votre « bien » est défini par les réalisations d’autrui.

Vous ne pouvez jamais être vraiment heureux du succès des autres quand, par comparaison, ce succès est plus grand que le vôtre. Vous ne pouvez jamais vraiment admirer les forces des autres quand ces forces sont à la base de vos faiblesses.

Lorsque vous êtes plus préoccupé par ce que les autres pensent, vous cessez de penser par vous-mêmes. Vous perdez votre pouvoir créateur. Chaque fois que vous recherchez leur approbation, vous leur donnez le pouvoir de créer votre vie. C’est altruiste, certes, mais cela ne rend pas votre chemin authentique.

Dès que vous vous trouvez en situation de comparaison malsaine, par exemple en pensant « untel est tellement plus… que moi », arrêtez de présupposer et revenez à une vision plus globale. Par exemple : « untel est beau, riche, populaire, etc., mais je ne sais pas à quoi ressemble sa vie. Il a probablement des difficultés que j’ignore et ce que j’imagine n’est peut-être pas sa réalité. »

Il est vain de vouloir comparer une pomme et une poire. Ce sont deux fruits, certes, mais leur point commun s’arrête là. C’est pareil pour les personnes. Chacune est unique avec un vécu propre.

La comparaison malsaine participe d’une vision rigide du monde extérieur, et procéder par analogie sans prendre en compte nos différences respectives ne peut amener que de la frustration.

L’un des problèmes de la comparaison tient à ce que vous pouvez toujours trouver une personne plus… (ajouter le qualificatif de votre choix) que vous.

Lorsque vous vous comparez à d’autres, vous leur accorder un pouvoir sur vous, alors que vous devriez plutôt valoriser qui vous êtes et ce que vous êtes.

La comparaison malsaine met l’accent sur la mauvaise personne. Vous ne pouvez contrôler que votre vie, pas celle des autres. En fin de compte, vous perdez un temps précieux à vous concentrer sur une vie qui n’est pas la vôtre.

Comment arrêter de se comparer

Les gens ont des fêlures, traversent des turbulences, connaissent des échecs et ont même des quotidiens ennuyeux. Mais ce n’est pas le genre de choses qu’ils montrent généralement, à moins d’entrer en connexion avec eux et de leur permettre de partager leur vécu dans un cadre de confiance.

Soyez un auditeur actif et vous obtiendrez des informations enrichissantes qui révéleront que l’herbe n’est pas forcément plus verte chez le voisin. Et de toute façon, la plupart des gens vivent en appartement.

En résumé, nous sommes tous dans le même bateau, vous inclus.

Si vous avez une personne de votre entourage dont la vie vous semble toujours parfaite, essayez de vous connecter à elle. Parlez-lui de sa vie. Dans la plupart des cas, elle partagera sa vérité, qui peut être beaucoup plus réelle, et déprimante, que vous ne le pensez.

Puisque se comparer aux autres est un exercice inutile d’autosabotage, la question évidente est de savoir comment l’arrêter.

8 Conseils pour arrêter de se comparer

1. Prenez conscience de vos déclencheurs (et évitez-les)

La première étape consiste à identifier le mécanisme, et donc que vous vous comparez. Cela peut sembler évident, mais vous ne pouvez pas changer un problème si vous ne reconnaissez pas son existence. Il ne s’agit pas de vous culpabiliser ou de vous faire sentir mal, mais bien de voir là une habitude que vous avez l’intention de vaincre.

Efforcez-vous de prendre conscience de vos pensées lorsqu’elles mettent en route ce processus. Une fois que vous aurez compris l’origine de votre besoin de comparaison, l’arrêter sera beaucoup plus facile.

Derrière chaque besoin de comparaison, se cache une définition du succès que vous n’avez pas choisie et une estime de soi fragile. C’est là que réside la solution pour cesser de vous comparer une fois pour toutes : bâtir votre confiance et une estime de soi solides qui ne peuvent être perturbées par des facteurs et des opinions extérieurs. Cela vous donnera la liberté d’être la seule personne que vous êtes censé être : vous-même.

Remarquez les situations qui vous poussent à jouer au jeu de la comparaison. Les réseaux sociaux sont très importants pour la plupart d’entre nous. Qu’en est-il des autres circonstances ? Y a-t-il une personne qui vous interroge constamment sur votre vie pour vous faire sentir inférieur ? Y a-t-il certaines activités, comme faire du shopping, qui vous rendent inévitablement mécontent de votre vie ?

Faites une liste des personnes et des choses qui vous font envie et induisent chez vous des habitudes de comparaison.

Écrivez comment chacune d’elles vous affecte négativement, et pourquoi c’est une perte de temps.

Évitez les déclencheurs, si vous le pouvez, en particulier si l’activité ou le contact n’ajoute pas de valeur réelle à votre vie.

2. L’extérieur des autres ne peut être comparé à votre intérieur

Sauf si vous êtes vraiment proche de quelqu’un, vous ne pouvez pas utiliser son apparence extérieure pour juger de la réalité de sa vie. Les personnes choisissent soigneusement les meilleures versions d’eux-mêmes sur les réseaux sociaux et en public.

Vous avez peut-être déjà été choqué d’apprendre qu’un couple qui semblait être heureux et solide a annoncé sa séparation.

Continuez à souhaiter bonne chance aux autres, bien sûr, mais si leur vie vous donne une raison de vous sentir mal, rappelez-vous que vous ne savez pas réellement ce qui se passe derrière des portes closes.

Il y a une chose dans laquelle vous êtes meilleur que les autres : être vous-même.

En vous concentrant sur vous, et non plus sur votre position par rapport aux autres, vos efforts et votre énergie sont consacrés à la mise à niveau quotidienne de votre système d’exploitation personnel, sans vous soucier de ce que font les autres.

3. Ne rivalisez pas avec les autres

Il peut y avoir des moments où la concurrence est appropriée, mais la vie n’en fait pas partie. Et plus vite vous arrêtez de rivaliser avec les autres pour « gagner », plus vite vous pouvez commencer à travailler ensemble pour le comprendre.

Une étape importante pour surmonter l’habitude de la concurrence est d’apprécier et de complimenter régulièrement la contribution des autres.

4. Soyez reconnaissant

Si vous vous engagez à être profondément reconnaissant pour ce qui est bon dans votre vie, vous serez beaucoup moins susceptible de vous comparer aux autres.

Si vous sentez que ce besoin arrive, rappelez-vous ce qui est bien dans votre vie, ici et maintenant.

Concentrez-vous sur les bonnes choses et ressentez et exprimez votre gratitude pour elles. Lorsque vous faites cela, vous commencez à vous sentir plus positif et reconnaissant pour votre vie et vous pouvez cesser de vous concentrer sur ce qui vous manque.

Essayez d’écrire un journal de gratitude avec tout ce dont vous êtes reconnaissant et les souvenirs ou les choses que vous avez faites qui vous ont rendu heureux.

5. Utilisez la comparaison comme source d’amélioration

Qui vous inspire à être une meilleure personne ? Imaginez si vous pouviez élever le jeu de la comparaison à une forme d’art bénéfique. Arrêtez de subir la loi de ce que vous pensez être mieux chez les autres.

Canalisez votre impulsion pour comparer en quelque chose de productif.

Lorsque vous êtes jaloux d’une personne ou d’un comportement, considérez cela comme une occasion de vous améliorer, pas de façon critique, mais avec compassion.

Avec la bonne perspective, faire des observations sur le succès d’autres personnes peut en fait être un facteur positif de développement.

Au lieu de vous demander pourquoi vous n’avez pas ce qu’ils ont ou n’ont pas accompli ce qu’ils ont accompli, demandez-vous ce que vous pouvez apprendre d’eux.

6. Les médias sociaux exagèrent la perfection (qui n’existe pas)

Les médias sociaux donnent accès à des comparaisons 24 heures sur 24. Les gens ont tendance à partager uniquement leurs meilleurs moments et leur meilleure version d’eux-mêmes, ce qui donne une image faussée de leur réalité.

Tout le monde peut sourire sur une photo de vacances, cela ne signifie pas pour autant que le séjour est réussi.

7. Rivalisez avec vous-même

Quand vous vous comparez, vous regardez souvent ce que les autres ont par rapport à ce que vous avez, ou ce qu’ils ont accompli par rapport à ce que vous avez réalisé.

Au lieu de rivaliser avec eux, faites-le avec vous-même.

Essayez d’adopter une approche différente et commencez à regarder ce que vous avez maintenant par rapport à ce que vous aviez l’année dernière. Par exemple, quand vous pensez à votre carrière, demandez-vous si vous êtes plus satisfait de votre travail ou si votre vie est plus heureuse qu’il y a un an.

8. Concentrez-vous sur vos propres progrès

Concentrez-vous sur l’évolution de votre vie, sur ce que vous voulez réaliser et sur ce que vous avez déjà fait.

Lorsque vous arrêtez de faire des comparaisons et que vous vous concentrez uniquement sur votre propre progrès dans la vie, il est plus facile de commencer à améliorer et à travailler sur ce que vous voulez réaliser, ainsi que de commencer à vous sentir reconnaissant de ce que vous avez.

La clé (et sans doute le meilleur moyen) pour éviter les comparaisons est d’essayer de s’améliorer constamment. Puisque vous avez déjà découvert vos faiblesses, vous devez commencer à vous améliorer et à atteindre certains objectifs.

Au bout du compte, vous n’aurez plus besoin de vous comparer aux autres, car vous aurez reconnu les efforts que vous avez déployés pour vous améliorer.

By simplifier la vie

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