COMMENT TROUVER L’HARMONIE AVEC LE TAOISME

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La taoïsme nous enseigne comment vivre en harmonie avec nous-même en suivant le tao. C’est une voie d’action sans effort qui prend exemple sur la nature pour retrouver la paix intérieure.

L’équilibre dans nos propres actions

La biographie de Lao Tseu reste floue et relève davantage du mythe. Souvent représenté comme un vieillard avec une barbe blanche sur un buffle, il est à l’origine du Dao de jing (ou Tao te king), Livre de la voie et de la vertu, un recueil d’aphorismes qui forme la base du taoïsme. Ce courant de pensée chinois se fonde sur le tao (qui signifie « chemin »), principe à l’origine de toute chose. C’est l’essence même de l’univers.

Le Dao de jing est un peu comme la Bible du taoïsme. Il donne des instructions (souvent vagues et généralement ouvertes à de multiples interprétations) sur la manière de bien vivre. Il aborde le tao comme la voie du monde, qui est aussi la voie de la vertu, du bonheur et de l’harmonie. Selon lui, nous pouvons trouver un équilibre grâce à nos propres actions. L’aide extérieure d’un dieu n’est pas nécessaire.

Le chemin du tao n’est pas intrinsèquement difficile. Mais pour le suivre, il faut aller au-delà de la simple lecture. Nous devons entreprendre une action fluide ou sans effort. C’est une forme d’acceptation délibérée de la voie. Le tao ne se réfère pas à une chose précise. C’est l’ordre indéfini qui régit l’univers. L’important est d’être sensible au fonctionnement de celui-ci et d’essayer de vivre en harmonie avec lui.

L’action sans effort

Il existe dans le taoïsme un concept fondamental: le wuwei, qui signifie « non-agir ». Cela ressemble à une agréable invitation à la détente, voire à la paresse, pourtant ce n’est pas le cas. Le wuwei prône une action sans effort.

Cela signifie être en paix à tout moment, même en étant engagé dans les tâches les plus frénétiques. Il s’agit donc de réaliser des actions avec un maximum de compétence et d’efficacité tout en adoptant un comportement aussi spontané que certains processus naturels. C’est en quelque sorte nager avec le courant plutôt que contre. Ou être comme le bambou qui se courbe avec le vent.

C’est une invitation à répondre à la demande de la situation plutôt que d’imposer un comportement inadéquat. Il faut donc persistance et respect de la forme spécifique d’un problème pour contourner l’obstacle.

Cette forme de passivité sage est fondamentale et stratégique pour toute relation sociale, commerciale ou politique.

D’anciens poètes ont comparé le wuwei aux meilleurs aspects de l’ivresse. Loin de faire l’éloge de l’alcoolisme, ils renvoyaient à la disparition de la rigidité et de l’anxiété qui accompagne parfois le fait d’être un peu ivre, et qui peut nous aider à accomplir certaines tâches.

Le goût du vinaigre

Il y a une histoire à propos des trois grands chefs spirituels asiatiques (Lao Tseu, Confucius et Bouddha) dans laquelle chacun goûte du vinaigre.

Confucius le trouve amer, tout comme il trouve le monde corrompu et déliquescent. C’est pourquoi, selon lui, il faut des règles et des rituels pour conserver l’ordre.

Pour Bouddha, le vinaigre est aigre, à l’image du monde plein de souffrance dans lequel le bonheur ne peut être trouvé qu’en entrant dans le nirvana.

Lao Tseu, lui, goûte et sourit. Pour les taoïstes, l’amertume et l’aigreur ne viennent que des esprits qui sont incapables apprécier la douceur du monde.

Cela révèle la philosophie de Lao Tseu qui, lorsqu’il regarde la confusion du monde, voit une harmonie sous-jacente guidée par quelque chose appelé le tao. L’être humain vient de la nature et nous devons suivre le chemin de celle-ci qui n’a rien d’aigre ni d’amer.

Des lignes directrices pour une vie heureuse 

La plupart des suggestions de Lao Tseu sont très simples. Premièrement, nous devrions prendre plus de temps pour l’immobilité. «Pour l’esprit qui est calme, l’univers entier se rend», dit Lao Tseu.

Nous devons ensuite laisser tomber nos horaires, nos soucis et nos pensées complexes pendant un moment et simplement faire l’expérience du monde. Nous passons tellement de temps à nous déplacer d’un endroit à l’autre dans la vie, cependant, comme Lao Tseu nous le rappelle, «la nature ne se dépêche pas, tout est déjà accompli».

Il est particulièrement important que nous nous rappelions que certaines choses – le deuil, le développement d’une nouvelle relation – ne se produisent que selon leur propre calendrier, comme le changement de feuilles à l’automne ou l’épanouissement des bulbes que nous avons planté en hiver.

Si nous sommes trop préoccupés par l’anxiété ou l’ambition, nous passons à côté d’une multitude de moments d’expérience humaine.

Nous devons également être attentifs aux sons des oiseaux le matin, à la manière de rire des autres, à la sensation du vent sur notre visage. Ces expériences nous reconnectent à nous-mêmes.

 

Etre en contact avec notre vraie personne

La nature est particulièrement utile pour nous retrouver. Pour Lao Tseu, chacune de ses parties peut nous rappeler une qualité que nous admirons et que nous devrions cultiver nous-mêmes: la force d’une montagne, la résilience des arbres, la gaieté des fleurs. Bien sûr, il y a des problèmes qui doivent être résolus par l’action et des moments où l’ambition prend le dessus.

L’apport de Lao Tzu est important, en particulier dans un monde moderne accaparé par la technologie et axé sur ce qui semble être des changements constants, soudains et irréversibles. Ses mots rappellent l’importance de l’immobilité, de l’ouverture et de la découverte de la partie cachée de nous-même.

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