13 PRINCIPES POUR DONNER PLUS DE SENS A LA VIE

Le stoïcisme a des applications concrètes dans la vie de tous les jours. C’est une boîte à outils idéale pour faire face aux problèmes, transformer une épreuve en opportunité, devenir de meilleures personnes et être plus heureux.

La richesse ne consiste pas à posséder de grandes choses, mais à avoir peu de besoins. (Epictète)

Le stoïcisme consiste à atteindre la paix intérieure. Pour cela, plusieurs actions sont nécessaires: surmonter l’adversité, pratiquer la maîtrise de soi, être conscient de nos impulsions et réaliser notre nature éphémère dans une limite de temps imparti. Le stoïcisme exige un état d’esprit disponible et capable de mettre de côté les distractions et les impulsions négatives pour se concentrer sur l’essentiel. Voici 13 principes stoïques pour une vie plus sensée.

1. L’impermanence des choses

Rien ne dure. L’impermanence est facile à percevoir. La vie a toujours l’impression de changer, en tout cas le temps nous donne la perception constante d’avancer. Par conséquent, nous ne possédons pas vraiment les choses. Il est donc vain de s’y attacher. Les stoïciens vont plus loin lorsqu’ils recommandent de ne pas trop s’attacher à nos proches. Et quand nous donnons un baiser à un être aimé, Epictète nous conseille de répéter mentalement « J’embrasse un mortel ».

Rappelez-vous à quel point la vie est précieuse ici et maintenant, et combien vos proches sont précieux, car ils risquent de disparaître bientôt. Appréciez ce que vous avez et rappelez-vous l’impermanence des choses.

Prenez une seconde pour méditer sur votre propre mortalité. La vie sur terre est limitée, elle est seulement empruntée et vous ne savez pas quand vous devez la rendre. Faites-en le meilleur usage et gardez toujours à l’esprit que rien ne dure, tout disparait, c’est le cycle naturel des choses.

2. Inspirez-vous de vos modèles

Quoi que vous fassiez, vous pouvez apprendre des autres. Etudiez l’histoire des personnes qui vous inspirent, leurs œuvres, leurs techniques, leurs succès et leurs échecs. Ecoutez des interviews, ou mieux, contactez-les. Faites-en des mentors. Appliquez leurs techniques à votre vie. Ce n’est pas un exercice de comparaison, mais d’inspiration.

Dans une situation difficile, demandez-vous comment votre modèle réagirait. Imaginez-le vous observer. Que feriez-vous pour être à la hauteur?

3. Il y a une vie après l’échec

Vous pouvez passer des mois voire des années sur un projet, et le voir critiqué, ou pire, ignoré. Personne n’est à l’abri de l’échec. La plupart des gens le connaissent au moins une fois dans leur vie. Non seulement l’échec est formateur, mais en plus, il se surmonte. Cela demande de la volonté et de la persévérance. N’ayez pas peur de vous remettre en question et de demander de l’aide. Sans échec, pas d’évolution.

4. Pratiquer l’inconfort

Chaque mois, Sénèque, qui jouissait d’une grande richesse en tant que conseiller de Néron, se consacrait à la pratique de la pauvreté. Il consommait peu de nourriture, portait ses pires vêtements, évitait le confort de sa maison et de son lit. Face au besoin, il se demandait: « Est-ce ce que je redoute? »

Cet exercice est pratique, pas rhétorique. Pour le philosophe, il faut expérimenter le malheur, pas le penser. Les émotions comme l’anxiété et la peur prennent leurs racines dans l’incertitude, rarement dans l’expérience.
Si vous parvenez à pratiquer le malheur, celui-ci perd de sa force lorsqu’il se produit.

Consommez moins de nourriture, portez des vieux vêtements, lavez-vous à l’eau froide, dormez ailleurs que dans votre lit confortable… Sortir de sa zone de confort augmente la confiance en soi, aide à mieux apprécier ce que nous possédons et contribue à faire preuve de plus d’empathie envers ceux qui sont dans des situations précaires.

Libérez votre besoin de confort et de biens; cherchez plutôt le bonheur et le contentement avec ce que vous avez à l’intérieur. Si vous faites cela, vous réaliserez peut-être à quel point vous avez besoin de peu de bonheur et que le manque n’est pas nécessairement intimidant.

5. La visualisation négative

Le praemeditatio malorum (« pré-méditation des maux ») est un exercice stoïque consistant à imaginer des choses qui pourraient mal tourner ou nous être enlevées. Cela nous aide à nous préparer aux revers inévitables de la vie.

Pour apprécier pleinement vos bénédictions, qu’elles soient immatérielles ou matérielles, imaginez votre vie sans elles. C’est un exercice délicat, et parfois difficile (par exemple, lorsqu’il concerne les proches), mais très puissant dans sa capacité à renforcer la résilience et à nous faire apprécier pleinement ce que nous avons sur le moment.

Imaginer brièvement une vie sans notre enfant n’enlève en rien l’amour que nous lui portons, mais nous aide à le supporter lorsqu’il nous rend dingue. Pour information, la visualisation négative fonctionne aussi avec la belle-famille…

6. Memento mori

« Souviens-toi que tu vas mourir », rappelait-on aux généraux romains après avoir triomphé sur le champ de bataille. Alors que la visualisation négative consiste à imaginer la vie sans les choses que vous aimez, le memento mori vise à méditer sur votre mort, inévitable, plutôt que sur celle de vos proches. Les stoïciens ajoutent, cependant, que si vous avez vécu une vie sensée, vous ne devriez pas craindre un processus naturel qui s’applique à toute créature vivante depuis la nuit des temps.

Chaque jour, réfléchissez à ce que vous faites et à la valeur de vos actions. Si ce jour était votre dernier, seriez-vous satisfait de son résultat? Que feriez-vous différemment? Changeriez-vous vos interactions avec les autres? Prendriez-vous de meilleures décisions?

7. Prendre la vue d’en haut

Prenez du recul, effectuez un zoom arrière et voyez la vie d’un point de vue plus élevé. Observez la taille de nos problèmes à l’image de l’univers. La vue d’en haut change nos jugements de valeur sur les choses. Les soucis de la vie prennent une autre dimension.

8. La seconde chance

Mauvaise nouvelle, vous êtes mort hier. Bonne nouvelle, aujourd’hui, on vous offre une seconde chance. A quoi allez-vous consacrer votre temps? Vivrez-vous différemment de la première fois? Cet exercice aide à se concentrer sur l’essentiel. Comment faire le meilleur usage du temps qui nous est offert (en quantité limitée)?

Nous avons une mission. Elle consiste à vivre une vie significative, à être de meilleures personnes en ajoutant de la valeur à notre vie et à celle des gens qui nous entourent. Vous ne pouvez pas défaire ce qui a été fait. Mais vous avez l’opportunité de changer le présent. Aujourd’hui, maintenant, que voulez-vous? Faites 2 listes: 1. Quelles sont les choses les plus importantes dans votre vie? 2. A quoi consacrez-vous votre temps? Comparez les 2 listes et changez ce qui doit l’être.

9. Aimez tout ce qui se passe (« amor fati »)

Les stoïciens se concentrent sur ce qu’ils peuvent contrôler. Et le destin n’en fait pas partie. Ils conseillent donc de ne pas souhaiter que la réalité soit différente, mais plutôt de l’accepter et de l’aimer telle qu’elle est.

Amor fati est l’exercice stoïque que vous faites pour tirer le meilleur parti de ce qui se passe. Il s’agit de traiter chaque moment, aussi difficile soit-il, comme quelque chose à embrasser et non à éviter.

Quand quelque chose vous arrive, demandez-vous si vous pouvez faire quelque chose à ce sujet ou non. Si ce n’est pas le cas, si ce n’est pas sous votre contrôle, mais sous le contrôle du destin, acceptez-le tel quel. Se battre avec la réalité n’a aucun sens, cela ne fera que vous rendre malheureux.

10. Acceptez ce que vous ne pouvez pas contrôler

Faites le meilleur usage de ce qui est en votre pouvoir, et prenez le reste comme il vient. Certaines choses dépendent de nous, d’autres non.

Nous devons distinguer ce sur quoi nous avons le contrôle – nos actions et nos jugements – de ce qui nous échappe. Notre corps, par exemple, ne dépend pas de nous, ou du moins pas entièrement. Nous pouvons contrôler nos actions, avoir un régime alimentaire sain et faire de l’exercice, mais nous n’avons aucun contrôle sur d’autres facteurs tels que nos gènes et d’autres facteurs externes tels que des maladies ou les blessures.

Il faut différencier ce sur quoi nous avons de l’influence et ce qui est indépendant de nous. Tout ce que nous contrôlons, c’est notre esprit et les actions que nous choisissons de prendre. Nous pouvons faire de notre mieux et accepter tout ce qui se passe parce que nous ne le contrôlons pas. Si nous sommes dérangés par ce que nous ne contrôlons pas, nous devenons des victimes impuissantes. Vous ne pouvez pas changer les choses en dehors de votre contrôle, mais vous pouvez changer votre attitude.

Un élément clé du stoïcisme est la pratique de la vigilance. Reconnaissez les situations sur lesquelles vous n’avez pas le contrôle. Si vous devenez frustré par des événements hors de votre contrôle, vous gaspillez de l’énergie et favorisez l’émotion négative. La pratique stoïque consistant à protéger votre esprit des situations que vous ne contrôlez pas.

11. Le temps est notre ressource la plus précieuse

Les stoïciens regardent la mort en face. Ils réalisent la nature éphémère de l’homme et de nombreux aspects de la vie. Il faut réaliser que le temps dont nous disposons est en quantité limitée et, par conséquent, il est important d’en faire le meilleur usage possible. Chaque nouvelle journée est un cadeau à honorer par la conscience de soi, le respect et la gratitude.

Vivons bien pour ne pas mourir avec regret. Le stoïcisme met la vie en perspective et lui donne de la valeur.

12. Transformer les obstacles en opportunités

Notre façon de voir le monde qui nous entoure, d’interpréter ce qui nous arrive, fait une différence énorme dans la manière dont nous vivons nos vies. Les stoïciens voient les événements extérieurs non pas comme bons ou mauvais, mais comme indifférents. Donc, ce qui compte, ce ne sont pas ces événements, parce qu’ils sont finalement indifférents, mais votre propre jugement de ces événements.

Marc Aurèle a dit: « Si vous êtes peiné par quelque chose d’extérieur, ce n’est pas cette chose qui vous dérange, mais votre propre jugement à ce sujet. Et il est en votre pouvoir d’effacer ce jugement maintenant. » Cela vous rend responsable de votre vie. Vous ne contrôlez pas les événements externes, mais vous contrôlez la façon dont vous choisissez de les regarder et de leur répondre. Et finalement, c’est tout ce qui compte.

Imaginez deux personnes un jour de pluie. La première se réjouit car c’est bon pour ses plantes. La seconde râle car elle voulait faire une randonnée à vélo. Le même événement est perçu de deux manières différentes. C’est le jugement de la pluie qui cause la souffrance ou la joie, pas la pluie elle-même.

13. Reconnaître que les émotions viennent de l’intérieur

De nombreuses personnes veulent imputer des reproches et des responsabilités à des objets extérieurs parce que c’est facile à faire, mais la vérité demeure que tous les conflits commencent en interne, dans notre esprit. Lorsque nous fuyons la réalité, nous ne faisons rien d’autre que nous faire du mal et saper notre autodiscipline.

La prochaine fois que vous rencontrez un obstacle et ressentez de la résistance, ne regardez pas ce qui vous entoure. Au lieu de cela, observez ce qui se passe à l’intérieur. Ce ne sont pas des forces extérieures qui nous font ressentir quelque chose, c’est ce que nous nous disons qui crée nos sentiments.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code